TCHIGORINE , le père de l'école Russe. Makhail Tchigorine (1850-1908).
Makhail Tchigorine grandit dans un monde de vexations. Orphelin à neuf ans, le petit Tchigorine est placé dans un pensionnat ou l'ordre et discipline de fer son les maîtres mots; Son seul rayon de soleil est son professeur d'allemand. M. Schuman est l'un des rares enseignants sympathiques de ce siniistre établissement et il réconforte par l'apprentissage du jeu d'échecs tous ces adolescents brimés. Tchigorine commence ainsi à étudier sérieusement les soixantes-quatres cases à l'âge de seize ans. Comme beucoup de ses camarades, il est expulsé de l'orphelinat, car la révolte a éclaté. Lui n'a pas été battu ou arrêté mais simplement renvoyé et livré à lui-même.
Tchigorine à 18 ans et il ne peut subvenir à ses besoins à saint-Petersbourg. Un emploi subalterne dans une administrations le nourrit mais il lache tout six ans plus tard pour les échecs. Habitué du fameux café Dominique, il se plit aux règles des parties intéresées à avantages. Six années de "professionnalisme" et il est considéré en 1880 comme le leader des échecs russes. Il crée la même année le premier club russe, puis une école ou seront formés de nombreux maîtres. Mais il attend huit années supplémentaires pour que le championt autrichien wilhem Steintz le considère "comme un challenger qui vaut la peine".
Ce qui vaut la peine, c'est l'incroyable débat d'idées auquel se livrent les deux champions tout au long de leur carrière. Les assertions théorique de l'un sont disséquées par l'autre et expérimentées, si besoin est, sur l'échiquier, entre hommes. Ce combat d'idées fit grandement avancer les connaissances échiquiéennes. Steintz veut dicter l'attitude du joueur d'échecs en fonction de critères stratégiques et tactiques de la position. Il cherche à dégager des lois générales (condensées dans son livre The Moderne Chess Instructor). Tchigorine admire le travail théorique fait par l'Autrichien, mais se révolte contre cette dialectique et cherche à préserver la crativité et l'analyse "par des variantes exactes et non des principes généraux". Il prône l'accumulation de petits avantages dans une partie. Une seule ombre au tableau de ce penseur génial considéré en URSS come le père des échecs russes : ses fameux relachements aux moments cruciaux. Comme si le destin s'était tojours acharné sur lui ...
Malgré tout son apport au jeu d'échecs, Tchigorine ne s'est jamais départi de son amopur de l'attaque. Après s'être incliné face à Steintz à La Havane en 1889, Tchigorine fait une meilleure prestation dans la même ville contre l'Autrichien trois ans plu tard. Avec la mêm obstination il joua à nouveau le gambits Evans mais sans succès mais la 23eme et avant dernière partie contre Steintz, Thigorine commis un erreur dramatique au trente-deuxième coups qui lui couta la partie. Il ne se remit jamais de cette gaffe et sa carrière s'assoupit et l'alcoolisme l'acheva.