Sous le saule
Au littoral de la rivière,
Vestige d’une enfance lointaine,
Buisson en fleurs dans les plaines,
Vivait un grand saule solitaire.
Parfum qui rappelle,
Un chaud matin de juillet,
Un grand bouquet de muguet,
Que j’avais cueilli pour elle.
Sur sa vieille carapace,
Que les années avaient ridée,
Mon saule si tenace,
Son nom, j’avais gravé.
Tant de fois, j’y suis retourné,
Confessions et secrets, je lui ai dits,
Tant de larmes, j’ai pleurées,
En espérant l’emmener ici.
Les années ont passé,
Souvent j’y suis retourné,
Pour revoir le nom gravé,
De cette fille que j’ai tant aimée.
Denis Fortin
17 février 2006