Les saisons
Une brume d’automne qui sommeil
Le temps passé au soleil
Sur une feuille sans âme qui pleur
Pendant que l’été ce meurt
La froide rivière
Limpide, douce lumière
Glisse son chemin houleux
Tout au fond de tes yeux
La soie d’un matin
Ne te réchauffe plus
Les oiseaux lointains
Ne chantent plus
Le pommier qui a donné son dut
Le voilà aujourd’hui, presque nue
Dans un champ désert et inerte
Que personne n’a ressenti la perte.
Les couleurs de l’été
Lentement estompés
Ont laissés sur ta douce peau
Un parfum de sureau
Avant que l’automne ne ce dépose
J’ai t’ai cueillis une rose
J’ai tatoué, ton nom sur mon cœur
Pour que tu n’ais plus, jamais peur.
Denis Fortin