Une inspiration de: Victor Hugo
Enfant blessé
Un enfant, un bambin, assis par terre, pleure en silence,
Le monde, la vie, est plutôt coriace et cruel pour l’enfance.
Les vagues on éclaboussés et réduit à néant, tout espoir,
Comment peut-on ainsi détruire, l’être procréé… jadis un soir?
Il n’a rien demandé! Mais pourtant… il souffre la froideur de l’enfer
Son amour est lacéré, son âme meurtrit à coup de pierre.
Il jubile injustement dans le mépris d’une société affable et indu,
Le rêve d’une famille inséparable… n’existe plus.
Son nid, sa forteresse, petite à petit… c’est émietté
Les brindilles de sa chaumière ce son dispersés,
À vrai dire… l’arbre familial, c’est déraciné, arraché.
Il rêve au doux moment, lorsque tôt le matin,
En courant, il se réfugiait tout blottis dans un lit en satin
Près des baisés d’amour, des câlins.
Un savoureux parfum maternel enivrait toute la chambre,
Les oiseaux et la chaleur du soleil chantaient ensemble.
Là virilité ainsi que la barbe piquante du paternelle,
Était pleine émotion, de sécurité, de bien-être charnelles.
Une autre larme, lui rappelle aussitôt, sa première bicyclette,
Sa première journée d’école, son premier accord de clarinette.
Jésus est méchant, se dit-il! Papa et maman ne m’aiment plus?
J’ai pourtant mangé toute ma soupe, pris mon jus!
Tant de question, tant de souffrance, tant d’anxiété,
Y a-t-il quelqu'un! Qui pourrait montrer aux adultes déchirés?
Comment s’aimer?
Car! Moi… Je pense,
Que ce n’est pas compliqué…
Signé : Enfant blessé
Denis Fortin
2003-06-20