Histoire de rêve.

Sous un voile nocturne, endormit dans la forêt,
Le crépuscule a fait place au noir trajet.
Dans un sentier obscur,
Là où! Ne règnent ni passion, ni blessure.
Une rosée nébuleuse enrobe la nature,
D’une couverture suintante et pure.
&
Retranché dans une chaumière,
Une farouche vierge, bouquine sous la lumière.
Sa bible ancienne, son livre, sa destinée,
D’une espérance avide d’anxiété.
Elle cherche en vain son horizon,
Son identité, sa raison.
&
Sur l’âtre hideux d’un vieux foyer,
Une rose rouge et blanche était posée.
Attiré par sa curiosité, son esprit fut piqué.
La rose se changeât aussitôt… Écarlate vive!
Couleur sang, couleur rivière agressive.
Une tiédeur intérieure parcourut tout son corps,
Des images, des photos, mariaient le décor.
Elle sentit la déesse surgir en elle,
Un érotisme volcanique et sensuel.
&
Une geisha fauve, masquée de noir,
Seins dénudés et le cœur plein d’espoir.
Un sentiment de liberté et d’exhibitionniste,
Là faisait valser comme, les mains d’un pianiste.
Plus rien ne l’arrêterais, pensa t’elle…
Sa pudeur et sa timidité désormais infidèle.
Les plaisirs de l’amour longtemps refoulés,
Maintenant, tous les hommes, seront ensorcelé!
&
Devant la caméra, elle se donne, elle se déhanche,
Comme si chaque jour, était dimanche.
Sa chair harmonieuse, et somptueuse,
Ses lèvres, embrase le feu d’une danse pulpeuse.
Tous ses fantasmes et plaisirs firent une pose,
À la venue de cette blanche rose.
&
De retour à la réalité, de retour au passé,
Elle comprit, que toutes les femmes peuvent rêvé.
Son voyage au pays des amours,
Sur la terre, est de retour.
Fidèle épouse, femme sage,
Ceci! N’était pas écrit dans tes pages.
Denis Fortin
vendredi, 3 octobre, 2003